Au petit Paléo

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dimanche, janvier 21 2007

Côtes de blettes à la tomate et à la coriandre

Pour manger plusieurs légumes par repas sans exploser son budget, il faut manger des légumes de saison (et aller au marché plutôt qu'au Monoprix, mais ça c'est une autre histoire...). En ce moment, on mange donc poireaux, betteraves, chou et blettes à longueur de temps. Et pour ne pas me lasser, j'essaie de varier la manière de les accommoder.

Aujourd'hui, c'était le tour d'une belle botte de blettes de passer à la casserole. J'aime beaucoup les blettes mais je suis à peu près la seule ici alors il faut que je les "noie" dans quelque chose pour que ça passe auprès des enfants, en l'occurence cette fois-ci de la sauce tomate. Et pour éviter d'utiliser du sel, mes désormais meilleurs amis, l'ail, le persil et la coriandre, sont venus à mon secours.

Côtes de blettes à la tomate

Côtes de blettes à la tomate et à la coriandre
Pour 4 personnes

1 botte de blettes
1 boîte de 450 g de tomates pelées au jus
1 botte de coriandre
1/2 botte de persil
2 oignons
2 gousses d'ail
poivre

Séparer les côtes des blettes des feuilles (personnellement, je les réserve pour faire de la soupe de verdure avec des fanes de poireaux, par exemple) et les couper en tronçons de taille égales. Les faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient tendre mais encore croquants.

Faire revenir les oignons émincés dans une cocotte pendant quelques minutes puis ajouter les côtes de blettes, les tomates écrasées grossièrement, le jus de tomate, les feuilles de coriandre et de persil ciselées, l'ail émincé et trois ou quatre tours de moulin à poivre. Laisser mijoter une quinzaine de minutes.

Si vous y tenez, vous pouvez éventuellement rajouter du sel en fin de cuisson mais j'ai trouvé que c'était déjà bien relevé comme ça. On peut servir avec un poisson vapeur ou comme nous, avec une salade après une entrée de houmous sur pain complet.

mardi, janvier 16 2007

Salade fenouil et clémentine à la coriandre

Quand on mange deux à trois légumes à chaque repas, c'est important de varier les plaisirs pour ne pas se lasser. Personnellement, je ne suis pas fan de salade verte d'autant que je trouve qu'il y a de nombreux légumes qu'on peut manger cru en salade sans forcément que ça ressemble à une feuille verte ! Le fenouil en fait partie. Associé à la clémentine, son goût légèrement anisé s'équilibre parfaitement et la coriandre donne une touche exotique à l'ensemble. L'utilisation de beaucoup de coriandre permet aussi d'éviter d'ajouter du sel car elle parfume énormément la salade.

Salade fenouil clémentines

Salade fenouil et clémentine à la coriandre
Pour 4 personnes

2 bulbes de fenouil
4 petites clémentines
1 bouquet de coriandre
1 cs d'huile de noix
1 cs d'huile de colza
1 cs de vinaigre de cidre
poivre

Eplucher les fenouils et les couper en petits cubes. Eplucher les clémentines, séparer les quartiers et couper chacun en 2 ou 3 morceaux. Séparer les feuilles de coriandre des tiges et hacher les feuilles assez finement. Mélanger le tout dans un saladier. Dans un petit bol, mélanger les deux huiles et le vinaigre, poivrer et verser sur la salade. Servir frais.

dimanche, janvier 14 2007

Gateaux aux amandes

Au bout de deux semaines de régime préhistorique, mes enfants commencent déjà à en avoir assez de manger des fruits pour le goûter. Surtout le plus jeune, qui me réclame fréquemment des biscuits (quoique moins qu'avant, il doit se déshabituer déjà...). Le problème c'est que sans sucre et sans farine, pas facile de fabriquer des gâteaux mangeables...

Pour mon premier essai, je me suis dit que j'allais partir sur la base d'un financier. Après tout, c'est fait avec de la poudre d'amandes, et les amandes, c'est permis ! Youpi ! Sauf que je n'avais pas la recette du financier et que mes fils squattaient chacun un de nos deux ordinateurs familiaux. Impatiente comme je suis, j'ai décidé d'y aller au bluff : beaucoup de poudre d'amandes, quelques flocons d'avoine, un soupçon de miel pour que ça s'apparente tout de même un peu à un gâteau, quelques oeufs et voilà le travail !

Gateaux aux amandes

Gateaux aux amandes
Pour 12 gâteaux (sauf si comme moi un de vos enfants en mange la moitié avant que ça ne passe au four...)

3 oeufs
1/2 verre d'huile de colza
1 cs de miel
2 verres d'amandes en poudre
1 verre de petits flocons d'avoine
1/2 verre d'amandes effilées
(1 verre = 25 cl)

Battre les oeufs, ajouter l'huile et le miel et bien mélanger. Ajouter les amandes en poudre, les flocons d'avoine et les amandes effilées. Disposer dans de petites caissettes en papier puis passer au four préchauffé à 180° pendant une douzaine de minutes.

Ca a un très fort goût d'amandes, comme on peut s'y attendre, qui n'est pas mauvais du tout. Dans mon cas, ça a aussi un goût très floral qui vient du miel que j'ai utilisé. La texture n'est pas mal, mais un peu lourde. Je crois que la prochaine fois, je tenterai en battant les oeufs en neige (comme dans la recette originale du financier, que j'ai fini par trouver un peu plus tard). Cela dit, ici ça a beaucoup plus, surtout à mon plus jeune fils, celui pour qui ils étaient destinés. Bingo !

jeudi, janvier 11 2007

Le régime préhistorique et moi

Depuis longtemps je suis persuadée que nous mangeons trop de sucre et pas assez de fruits et légumes. Evidemment, pas facile de s'y retrouver avec tous les conseils parfois contradictoires qu'on peut lire ici ou là sur la diététique. Pour maigrir, il faut manger pour l'un plus de protéines, pour l'autre moins de graisses, pour l'autre encore moins de tout. Pour être en bonne santé, on lit partout qu'il faut prendre un petit déjeuner avec des céréales pleines de sucres et du lait que je ne tolère pas. Comment s'y retrouver.

Tout cela me semblait trop compliqué, il faut bien le dire. Et puis ce n'est que depuis quelques années que la diététique est devenue une science, après tout. Avant cela, pendant des millions d'années, les gens mangeaient sans en faire un plat (oui oui, c'est un mauvais jeu de mot), sans suivre les recommandations de tel ou tel médecin ou détiéticien. Manger à sa faim, ça devait donc suffire non ? C'est ce que dit par exemple le Dr Apfeldorfer (auteur de Dictature des régimes attention !). On devrait pouvoir manger quand on a faim et s'arrêter quand on a plus faim. Cela me semble très logique.

Oui, mais manger uniquement du saucisson, pourvu qu'on en mange à sa faim, cela suffit-il à être en bonne santé ? Non, évidemment. Il fallait donc bien suivre une espèce de théorie concernant ce qu'il convient de manger. Et là, tout me semblait flou. Entre les végétariens, les sans gluten, les sans graisses, les diètes protéinées, etc etc, j'étais complètement perdue.

Et puis voilà que je tombe sur une émission de radio, sur France Inter, dans laquelle est invitée Thierry Souccar, auteur entre autres de Le régime préhistorique : Comment l'alimentation des origines peut nous sauver des maladies de civilisation. Selon lui (et d'autres, il n'est pas tout seul), l'homme aurait évolué pendant des millions d'années avec un régime de type chasseur-cueilleur et ne serait pas adapté au régime actuel car celui-ci est survenu il y a 10 000 ans seulement avec la sédentarisation et l'agriculture.

C'est une révélation pour moi. La lecture de son livre, de Santé, mensonges et propagande, du même auteur, et d'un tas d'informations disponibles sur internet sur ce sujet achèvent de me convaincre.

Depuis, je m'efforce de suivre les recommandations du livre : la plus grande partie de l'alimentation devrait être composées de fruits et de légumes, et le reste de céréales complètes, de viandes maigres, de poissons et de coquillages et d'oléagineux.